Oh! Pays-Bas présente la rétrospective Cinéma néerlandais

Oh! Pays-Bas présente : La rétrospective Cinéma néerlandais et révolution sexuelle

Du 19 au 24 juin 2018, l’Ambassade des Pays-Bas à Paris organise Oh ! Pays-Bas, une semaine festive autour de sa saison culturelle 2017 – 2018 éponyme. Une programmation éclectique et foisonnante entre cinéma, design, musique, photographie, littérature et fashiontech à vivre dans plusieurs lieux de la capitale.

Parmi les propositions d’Oh ! Pays-Bas, notons la rétrospective « Cinéma néerlandais et révolution sexuelle » présentée en collaboration avec la Cinémathèque française et en partenariat avec EYE international (Amsterdam), l’institut pour la promotion internationale du film néerlandais.

A l’affiche, une sélection de 15 films représentatifs d’un large mouvement contemporain du début des années 1970 qui abordait le sexe avec une franchise et une désinhibition représentatives d’une époque de libération sexuelle dont le cinéma néerlandais est caractéristique.

Cinéma néerlandais et révolution sexuelle – Rétrospective

15 films (comédie, drame, thriller, documentaire, et même film de genre) seront ainsi à l’affiche. Seront présentés les premiers films de Paul Verhoeven (Business is Business – 1971 , Turkish délices – 1973), mais aussi les œuvres décomplexées de Wim Verstappen (Les Affamées – 1971, Joszef Katus Provo – 1966) ou de Pim de la Parra (Les Furies – 1975, Scènes de la vie amoureuse d’un couple – 1973, Obsessions – 1968) ainsi que les créations de Frans Weisz (Le Braqueur – 1972), Fons Rademakers (Because of the cats – 1973, Mira – 1971), Herbert Curiël (L’année du cancer – 1975), René Daalder (De blanke slavin – 1967), Roeland Kerbosch (Ibiza, soleil et péché – 1969), Jos Stelling (Mariken de Nimègue – 1975) et Kees Brusse (Réflexion sur la vie sexuelle de l’homme – 1967).

Retrouvez ici les synopsis des films, ainsi que les séances

Harry Bos, programmateur, à propos de la rétrospective « Cinéma néerlandais et révolution sexuelle » :

« Au début des années 1960, la première génération de cinéastes formée à la nouvelle Académie du Cinéma d’Amsterdam – fondée en 1958 – veut bouleverser le paysage cinématographique néerlandais, tout comme l’ont fait les représentants de la Nouvelle Vague en France dont cette génération se sent très proche. À travers la revue de cinéma Skoop et leurs premiers films, ces cinéastes prônent le renouveau des techniques et de la narration, tout en se démarquant de la génération précédente et de son « cinéma de papa ». On peut voir ainsi des films tels que Joszef Katus Provo (1966) de Wim Verstappen, où les influences de la Nouvelle Vague sont clairement visibles tout en montrant les changements profonds que traversent les Pays-Bas.

Car l’avènement de cette génération coïncide avec un bouleversement des mœurs du pays. En quelques années seulement, la capitale Amsterdam notamment se transforme en un lieu où tout est permis, en particulier dans le domaine de la sexualité. Et le jeune cinéma néerlandais devient le porte-parole par excellence de cette nouvelle mentalité. Cette vague fera connaître dans le monde entier des noms comme Paul Verhoeven, Rutger Hauer et Sylvia Kristel, et attirera aux Pays-Bas des acteurs étrangers comme Eddie Constantine ou Michael York.

Mais avant que cette « sex wave » ne déferle sur le pays, les cinéastes néerlandais doivent d’abord subir l’échec de leurs premières œuvres. Le public boude ces films artistiques et c’est donc presque par nécessité que les cinéastes du pays décident de passer à un registre plus commercial, ne serait-ce que pour pouvoir continuer à travailler. Les porte-drapeaux de ce mouvement sont « Pim & Wim » (Pim de la Parra et Wim Verstappen). En 1965, ils s’associent dans la société de production Scorpio ; le but affiché est de garantir un flux constant de productions dans un pays où le nombre de films de fiction est, jusqu’alors, très limité. En 1971, leurs efforts sont couronnés par Blue Movie (Les Affamées), un film où les scènes sexuelles sont très explicites mais qui sort néanmoins dans le circuit non pornographique, après une longue bataille contre la censure. Le film attire 2,3 millions de spectateurs. La Dutch Sex Wave est désormais lancée. La même année, Paul Verhoeven réalise son premier long métrage, la comédie sexuelle Wat zien ik (titre international : Business Is Business, 1971), suivi par son mythique Turkish délices (1973). Même Fons Rademakers, représentant de « l’ancienne génération » de réalisateurs néerlandais, réalise plusieurs films à connotation sexuelle, comme Mira (1971) et Because of the Cats (1973). Parallèlement à la production de longs métrages essentiellement commerciaux, la sexualité apparaît également au premier plan dans le cinéma expérimental, notamment dans les courts métrages de Frans Zwartjes. Ce dernier travaille parfois avec des stars du cinéma commercial comme Willeke van Ammelrooy, mais les intentions de Zwartjes sont très différentes de celles de Pim & Wim.

Vers 1975, le mouvement s’essouffle. Pim & Wim se brouillent et leur société de production fait finalement faillite en 1978. La sexualité continue à jouer un  rôle prépondérant dans le cinéma néerlandais mais n’est plus qu’un thème obligé. Les inserts de scènes de sexe dans les films donnent l’impression de coups commerciaux (« money shots ») et le public s’en lasse. Le bilan de ces années reste pourtant extrêmement positif. Pour la première fois depuis les années 1930, le cinéma néerlandais a su attirer un large public à travers une production quantitativement plus importante qu’avant et la valeur émancipatrice de la Dutch Sex Wave ne peut être sous-estimée. Plusieurs talents important comme Verhoeven, Jan de Bont et même Robbie Müller ont commencé leur carrière dans ce contexte. »

LesAffamees-ObsessionsA gauche : Les Affamées (Blue Movie) de Wim Verstappen – 1971, à droite : Obsessions de Pim de la Parra – 1968 – crédits photos : la Cinémathèque française

Mira-lanneeducancerA gauche : Mira de Fons Rademakers – 1971, à droite : l’année du cancer de Herbert Curïel – 1975 – crédits photos : la Cinémathèque française

turkishdelicesTurkish délices de Paul Verhoeven – 1973 – crédit photo : la Cinémathèque française

Informations pratiques :

Rétrospective « Cinéma néerlandais et révolution sexuelle »

La Cinémathèque française

Du 6 au 27 juin 2018

51 Rue de Bercy, 75012 Paris

Retrouvez ici les synopsis des films, ainsi que les séances

www.cinematheque.fr

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Oh ! Pays-Bas, c’est aussi…

Innovation & Design – Du 19 au 24 juin à L’Atelier Néerlandais

Entrée libre sur inscription

« Bio meets digital », du 19 au 23 juin

L’exposition sera intégrée dans le cadre des manifestations de Futur en Seine (FUTUR.E.S.).

L’exposition Bio meets Digital (Bio-numérique) présentera (notamment) le travail des créatrices de mode Iris Van Herpen (NL), Clara Daguin (FR), Cecilia Raspanti (Ceciilya, NL), Jeanne Vicerial (Clinique Vestimentaire, FR), Amber Slooten (Amber Jae Slooten, NL) et Aniela Hoitink (NEFFA, NL). À côté de l’exposition auront lieux des masterclass et des tables rondes. Des masterclass « Sustainability of bio and digital » auront lieu le 19 juin et suivie le lendemain d’une table ronde sur les thèmes « nature : source d’inspiration » et « nature : source d’innovation ».

L’exposition montre l’œuvre de plusieurs artistes et designers de la France et des Pays-Bas. Pour leurs œuvres ils ont interprété et concrétisé la nature grâce à la numérisation et au biomimétisme où ils utilisent de la matière vivante pour développer des matériaux nouveaux et relevant. Les œuvres exposées se trouveront à l’intersection de la technologie, de la biologie et de la conception où les pièces apportent un scénario alternatif, avec la relation humain-nature qui était longtemps tombé dans l’oubli. Peut-on faire appel à la technologie pour raffiner le potentiel des alternatives durables dans l’industrie de la mode?

ClaraDaguin-IrisvanHerpenÀ gauche : création de Clara Daguin – crédit Marie-Amélie Tondu et Alexis Senaffe, à droite : création d’Iris van Herpen – crédit Molly SJ Lowe

Global Change Award 2018 Aniela Hoitink

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Fête de la musique – Le 21 juin dans les rues de Paris et à l’Atelier Néerlandais

Entrée libre

L’après-midi, un ensemble de cuivres de l’orchestre philharmonique de Rotterdam se produira dans les rues de la capitale.

Le soir, The Mysterons assureront la première partie du concert de Jungle By Night, dans la cour de l’Atelier Néerlandais.

Les premiers, cinq talentueux Néerlandais, proposent une musique mêlant à la fois le psychédélique des années soixante à des influences asiatiques et notamment indiennes.

Quant aux neuf garçons qui composent Jungle By Night, ils soufflent un vent de fraîcheur sur la scène afrobeat. Dignes héritiers de la musique de Fela Kuti, et adoubés par le légendaire Tony Allen, ils combinent des saveurs aussi bien jazz, funk africain que rock psychédélique ou hip-hop.

Jungle By Night sera en tournée en France à l’automne 2018 et en 2019 (découvrez le live de Jungle By Night à Vienne en 2014)

mysterons-creditmelkwegThe Mysterons – crédit photo : Melkweg

JungleByNightJungle By Night – crédit photo : Jaap Kroon

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Bal du Livre – Le 22 juin au soir à la Résidence des Pays-Bas

Sur invitation

Inspiré du grand bal qui se déroule annuellement à Amsterdam depuis 1947, cet événement vise à promouvoir la littérature néerlandaise en France et est un moment fort dans la saison culturelle néerlandaise. Le Boekenbal réunira tous les acteurs dans le monde de l’édition, de la traduction et de la promotion du livre néerlandais en France. Parmi les invités se trouvent également des représentants d’autres disciplines comme la photographie, les beaux-arts, le cinéma, le théâtre et le design.

La troisième édition du Boekenbal se tiendra à la résidence des Pays-Bas à Paris le 22 juin 2018 à 18h et accueillera Frédéric Beigbeder, Julia Deck, Margriet de Moor, Toine Heijmans et Lize Spit. Les auteurs français racontent ce que les Pays-Bas représentent pour eux, les Néerlandais s’épancheront sur leur France subjective.

Cette soirée couronnera également le ou la lauréate du prix de la critique du livre pour les jeunes critiques littéraires.

La musique du Boekenbal sera assurée par Oncle Jam (groupe parisien de funk-soul) et DJ Blue Flamingo.

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Boekenbal 2017 – crédit photo : Stéphanie Knibbe

NLF_LesPharesDN_LogoPOS.eps         Phares du Nord

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Radial Grammar – Exposition de Batia Suter

Du 25 mai au 26 août au BAL
Entrée payante (tarification en vigueur au BAL)

LE BAL présente la première grande exposition en France de Batia Suter. Vivant et travaillant à Amsterdam, Batia Suter a étudié à l’Académie des Beaux-Arts de Zürich (Suisse) et d’Arnhem (Pays-Bas) et a été formée au graphisme à la Werkplaats Typografie (Pays-Bas). Batia Suter produit des tirages monumentaux d’images numériquement manipulées, toujours conçus in situ. Elle développe ainsi un univers visuellement hypnotique. Elle y exprime un amour sensible pour la transmission ludique où l’imagination est au pouvoir : chaque forme en appelle une autre, chaque image est habitée et enchantée par une possibilité de métamorphose. Créant des encyclopédies visuelles, elle n’a de cesse d’interroger le statut contemporain des images, de leur diffusion à leur réception.

Radial Grammar propose un atlas à échelle humaine dans lequel le public pourra déambuler à travers différents registres d’images ouvrant sur un jeu de combinaisons, de correspondances et de métamorphoses.

Tous les espaces du BAL, intérieurs comme extérieurs, seront recouverts d’impressions grands formats, apposées directement au mur. Les images seront extraites de livres ou de magazines, toutes collectées par l’artiste.

Plusieurs événements auront lieu durant cette exposition : conférences, projections, performances et cycle de cinéma qui mettront en perspective cette œuvre unique avec des points de vue d’artistes et de penseurs de cette époque et d’aujourd’hui.

LeBal-BatiaÀ gauche : BAL – crédit photo : Guillaume Belveze, à droite : œuvres de Batia Suter – crédit photo : Batia Suter

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Pour plus d’informations : bit.ly/OhPaysBas

En partenariat avec :

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Affiche du festival culturel Oh! Pays-Bas

Contact presse :

Clara Moreno : clara(at)morenoconseil(point)com

Dorothée Stumm : dorothee(at)morenoconseil(point)com